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La S.AM.B.A.N. prend le large an catamaran...

il y a 6 minutes
2 min de lecture

Le 12 septembre dernier, nous étions 11 adhérents et amis de la S.A.M.B.A.N. à goûter aux joies d'une sortie en mer avec la complicité de Black Tenders Events. Photos, baignades et aquarelle étaient de la partie !

Le groupe de la S.A.M.B.A.N. devant le catamaran

À 14 heures, nous avons embarqué à Mandelieu, sous la houlette d’Antoine, notre skipper, avec ce mélange d’enthousiasme et de légère inquiétude que l’on éprouve toujours au moment de quitter le quai : sera-t-on marin, aquarelliste, explorateur ou simplement passager raisonnablement assis à l’ombre ? Il faut parfois attendre quelques milles pour le savoir.

Le ciel était splendide, la lumière presque insolente, la mer d’un calme admirable. Le vent, en revanche, avait manifestement pris son après-midi. Nous avons donc navigué notre catamaran sous voile… un peu. Au moteur… quelque peu. Et surtout avec cette satisfaction très méditerranéenne de ne pas être pressés d’arriver quelque part.

Cap sur les îles de Lérins.

Les Iles de Lérins: un joyau posé sur la mer...

Une fois au mouillage, les tempéraments se sont révélés.

Trois d’entre nous ont dégainé leur kit d’aquarelle avec le sérieux concentré de ceux qui savent qu’un ciel bleu, contrairement aux apparences, n’est jamais simplement bleu. Pinceaux, godets, carnets : tandis que certains cherchaient la bonne nuance de turquoise, d’autres étaient déjà dans l’eau.

Le paddle a fourni son lot d’expériences. Certains y ont évolué avec cette aisance qui donne immédiatement envie de les soupçonner d’entraînement clandestin. D’autres ont entretenu avec leur planche des relations plus conflictuelles, démontrant au passage qu’en matière d’équilibre, la dignité est une notion très relative.

Les plongeurs, eux, ont été récompensés par une rencontre inattendue : une murène. Elle nous fut décrite avec suffisamment de conviction pour que personne ne ressente ensuite l’envie impérieuse d’aller vérifier personnellement.

Il y eut des baignades, des conversations, des rires, des regards vers les îles et ces moments où, sans vraiment s’en apercevoir, chacun cesse de consulter l’heure. C’était sans doute cela, le véritable luxe de l’après-midi.

Puis nous sommes repartis.

Le vent ne s’étant toujours pas découvert une vocation maritime, Antoine dut de nouveau composer avec les éléments. Un peu de voile, un peu de moteur, donc, et beaucoup de cette étrange sensation que l’on éprouve en mer lorsqu’on voit la côte défiler lentement : tout semble soudain moins urgent.

Le vent, lui, est prié de se présenter à la prochaine sortie !

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